Témoignages Transports


Améliorer les transports en commun.

Depuis la fin du XIXe siècle, les usagers des transports en commun revendiquent régulièrement le respect des horaires et l'augmentation de la fréquence des services. Jamais, les opérateurs ne purent répondre à cette espérance. En fait, depuis le milieu des années 80, ils ont amélioré le cadre de vie des usagers et des services offerts dans les lieux d'attente (billetterie, commodités dans les stations, renseignements aux clients, etc.). Il est vrai que l'organisation de la billetterie impacte sur la confort des déplacements. L'idéal étant de pouvoir faire l’intégralité du voyage avec un unique billet, pour l’ensemble des moyens de transport utilisés et des places de parking. Cependant il s’agit d’un objectif difficile à atteindre, vu la multiplicité des gestionnaires de transports en zone urbaine. Diverses prestations peuvent être proposées aux clients pour optimiser les temps d'attente : commerces et billetteries aux arrêts de bus et dans les gares, et bien sûr visualisation du temps d'attente des prochains transports. Le mieux serait que les usagers puissent optimiser leurs déplacements en contactant une centrale de déplacement : un centre d'information sur les divers modes de transport qui proposerait diverses sortes de services comme les transports à la demande, le covoiturage, la location de vélo, …..). La mise en œuvre de ce service est une obligation légale, de part la loi de décembre 2000, pour toutes les agglomérations de plus de 100 000 habitants. Ce type de centrales de mobilité qui offrent tous ces services sont très rares en France. Il existe par exemple la Maison des Transports de Voiture & Co à Nanterre.

 

Améliorer l'accessibilité des transports en commun conformément à la loi de 2005 ?

Les planchers plat surbaissé et les places réservées aux poussettes et aux fauteuils roulants sont des pré requis indispensables à l'accessibilité. Pour les fauteuils roulants, la différence de niveau entre le plancher et le trottoir ne doit pas dépasser 5 cm et l'écart entre le bord du trottoir et l'entrée du véhicule ne doit pas dépasser 10 cm. Ce résultat est obtenu sans aucun problème avec les tramways, autobus guidés, mais plus difficile avec un autobus où l'écart dépasse souvent 50 cm. D’où les dispositifs mécaniques de type palette. A peu prêt 35 % des usagers rencontrent des difficultés, proportion qui devrait s’amplifier avec le vieillissement de la population. Parmi des 35%, une personne sur sept souffre d'un handicap médical. Cependant la grande majorité sont des personnes accompagnées de jeunes enfants avec landau ou poussette, ou alors encombrées de bagages, ou bien tout simplement âgées. Les incommodités rencontrées sont, en ordre d'importance décroissante, utiliser les escaliers, monter et descendre d'un bus, franchir une barrière de péage, utiliser un escalator, marcher sur une distance de plus de 200 mètres, se servir d’une billetterie automatique, affronter une perturbation du trafic. Améliorer l'accessibilité des transports en commun est exigé par la loi. En effet, la loi de 2005 précise que l'accessibilité des services de transport devra être assurée pour tous d'ici 2015. En cas d'impossibilité technique comme pour le métro, devront être mis en place des transports de substitution d'ici 2018 sans aucune augmentation du tarif. La loi couvre aussi la circulation des piétons.

 

Accroitre la vitesse des transports en commun.

Pour le passager, le temps de transport nécessaire pour voyager d'un point à un autre est de première importance. Il peut être réduit en modulant la vitesse du trafic, la distance entre les stations et le temps passé aux arrêts. La circulation des transports en commun est plus rapide lorsqu’elle s’opère en site propre. Cela peut être le cas d’un tramway. Elle peut aussi être augmentée en réduisant le temps perdu en amont des carrefours. La simple synchronisation du passage au vert des feux avec l'arrivée des véhicules accroit de 10 % à 20 % la vitesse commerciale des transports en commun, sans ralentir le trafic automobile. Pour être efficace, ce système impose un couloir de bus. Par ailleurs, mettre en place une desserte par zone améliore le service si les lignes sont longues. Les transports en commun sont omnibus dans leur zone et directs entre le centre ville et le début de leur zone. Ce système raccourci la durée du trajet. De plus, il est très économique. En effet, il permet d'ajuster la longueur et la fréquence des rames aux besoins de la zone desservie. Ce système est utilisé depuis 1926.

 

Ah bé…ça alors !

Conversation entendue, en région parisienne, lors d’un repas qu’il ne serait absolument pas honnête de qualifier de frugal, avouons le. - Tu sais la vie à Marseille, c’est autre chose : la plage, le climat, le soleil. Les gens sont plus ouverts, communicatifs accueillants. Personnellement, je ne regrette pas mon choix. Toi qui envisage une délocalisation, pourquoi n’y ouvrirais tu pas l’une de tes succursales ? Je suis sûr, qu’en posant la question aux copains du CIQ, nous te trouverions des locaux en un rien de temps. En plus, toi qui aimes le golf, il y en a un, juste au dessus de la Valentine. - Ah, non !! Désolé David. Marseille, avec les transports, ce n’est absolument pas possible. - Allons, tu plaisantes, avec le TGV, tu es chez nous en un rien de temps. Tu pourrais même programmer tes réunions le lundi, ou le vendredi, histoire de profiter des weekends au soleil. - Ne t’égares pas, le problème n’est pas pour venir, mais pour y vivre. As-tu vu comment sont les transports urbains à Marseille ? De nos jours, les entreprises vivent une véritable guère économique. La mobilité et le dynamisme des collaborateurs sont essentiels. Je ne veux pas que les miens gaspillent leur énergie, dans les trajets quotidiens. As-tu vu l’état de vos transports en commun ? Ils ont 30 ans de retard. Non, pour rien au monde, je ne délocaliserais là-bas, même si, à vrai dire, je vous aime bien. Ah bé… çà alors ! Marc, est il le seul chef d’entreprise à penser ainsi ? Combien d’employeurs potentiels tournent le dos à la citée phocéenne, de peur que leurs collaborateurs ne gaspillent leur énergie dans les trajets quotidiens ? ce paramètre est il pris en compte dans le calcul des gains et des coûts ?

 

La 8eme ville la plus embouteillée d’Europe,

la première ville la plus embouteillé de France.

Les statistiques, extraites de plus de 1 800 milliards de mesures de vitesses moyennes, sur des millions de conducteurs utilisateurs du service GPS Trafic HD chaque jour, sont riches d’enseignement. Juste devant Paris en 9eme position, Marseille est la 8eme ville la plus embouteillée d’Europe. Marseille a le triste privilège d’être la première ville la plus embouteillé de France.

Alors que les uns se battent pour la pérennité d’une ligne de bus 51 interconnectée avec la ligne 50, alors que d’autres demandent le prolongement du Tramway, via la Valentine, jusqu’à la Penne sur Huveaune, en complément du projet de la communauté de commune voisine, alors que la demande de parking à vélo à proximité des commerces, formulée par votre CIQ, n’a toujours rencontré aucun écho, alors que 200 000 voitures rentrent tous les jours dans Marseille, alors, qu’aux heures de pointe, chaque bus qui traverse la Valentine nous évite 60 voitures, aurons nous le courage de prioriser le développement d’un réseau de transports en commun digne de la citée phocéenne, saurons nous participer à l’essor contemporain et moderne du deux roues urbain, à la hauteur de nos besoins ?

 

Transport : les bons choix

Lorsque je tins, pour la première fois, entre mes mains, un plan de métro de notre belle cité phocéenne, force fut de me rendre à l’évidence, il n’avait pas été imprimé un premier avril. De fait, il ne s’agissait pas d’une plaisanterie, le réseau de transport en commun était, réellement, à ce point, sous dimensionné. Il me fut expliqué, que dans certains quartiers, il était conseillé, à l’usager en attente du prochain bus, de se munir préalablement d’une excellente et volumineuse lecture, afin de ne point trop s’ennuyer durant la longue période d’espérance. N’ayant d’autre solution que de parcourir Marseille sur deux roues, je ne pus que constater l’évidence : le réseau cyclable, lorsqu’il existait, se limitait souvent à un tracé de peinture accidentogène, sur la chaussée ou sur le trottoir. Il me fut d’ailleurs conseillé, par un Marseillais de souche, de m’assurer de la complétude de mon testament, avant que d’emprunter ce réseau cyclable.

Or régulièrement les statistiques nous alertent sur l’évolution du trafic urbain : +29% de 2 roues en ville l’an dernier, +30% d’accroissement prévisionnel du trafic urbain ces prochaines années, ……... Localement, nous constatons que de simples travaux de trottoirs perturbent la vie de tout un quartier jusqu’à en excéder les habitants submergés par le trafic automobile. Le dossier U475-La Denise, nous montre que dévier le flux de la circulation automobile, sans le réduire, génère des nuisances inacceptables pour la population qui dit n’attendre que l’occasion de s’opposer au projet. La visite piétonne de nos quartiers nous permet de cheminer le long de traverses étroites, parfois dépourvues de trottoirs suffisants, et donc extrêmement dangereuses.

Parmi le panel de solutions existantes il en est qui firent leurs preuves, en d’autres temps qualifiés de haussmanniens, mais qui ne correspondent plus aux besoins de notre époque. Il en est d’autres qui de par leur modernité s’avèreront plus efficaces, si nous savons les choisir et les préparer.

Depuis que je sais, qu’aux heures de pointes, chaque bus qui traverse la Valentine nous soulage de 60 voitures, j’ai décidé d’adresser un signe amical au chauffeur.

De plus, en complément du réseau traditionnel, adaptant le bon vieux principe du taxi brousse, les lotois et les martiniquais ont su mettre en place des minibus au parcours évolutif favorisant la desserte ponctuelle jusqu’au domicile. Il n’y a là, rien d’extraordinaire, si ce n’est la simple application d’un principe qui fit ses preuves, dans des conditions bien plus difficiles. Sachant qu’un trajet en transport en commun est 50% moins onéreux qu’un trajet voiture, tous frais compris, quel est l’individu, bien portant, qui en refuserait l’usage, s’ils assuraient une desserte répondant à nos besoins, à une fréquence correcte ?

Par ailleurs, nous savons qu’un deux roues occupe sur le bitume une surface égale à 1/4 ou 1/3 de celle consacrée à une voiture. Convertir une partie du flux traditionnel en un flux moto ou vélo serait donc potentiellement économe non seulement en carburant, mais aussi en infrastructures. Or nombreux sont les automobilistes qui souhaiteraient bénéficier de la fluidité et de l’aisance qu’offre un deux roues, mais qui n’osent franchir le pas, du fait de la dangerosité de la chose. Il appartient donc aux pouvoirs public d’inventer des solutions sécurisantes. D’aucuns s’amuseront à commenter en précisant que, vu les trésors d’imagination, dont peut faire preuve un élu potentiel en période pré électorale, nous ne pouvons qu’être rassuré quant à son aptitude à matérialiser des solutions telles que le respect des labels « véloroute », la création de pistes dédiés aux scooters et motos, la réservation de parcours piétons sécurisés…..

Cette évocation de notre environnement nous montre à quel point, nos élus et les techniciens, en charge des projets, ont fort à faire. Il appartient donc aux citoyens adultes, que nous sommes, de les aider à acquérir une visibilité suffisamment précise pour mener au mieux les évolutions nécessaires. D’autres que nous ont réussi à structurer un réseau de transport en commun bien plus vaste que le notre. Pourquoi n’y arriverions nous pas ? Nous n’allons, tout de même, pas laisser la planète penser, que nous sommes moins intelligents que les supporters du PSG.

Lorsque viendra le moment de s’exprimer au sujet du Projet U475-La Denise, peut être vous rappellerez vous de ces quelques lignes sans prétention. C’est le simple vœu que je formule.

Créer des parkings à proximité des arrêts de bus

En fonction de l’état de santé de chacun, il n’est pas toujours possible de parcourir à pied le trajet de son domicile à l’arrêt de transport en commun le plus proche. Il est des villes où une solution est déjà mise en œuvre. Des centres commerciaux sont volontaires pour jouer ce rôle. En effet, les directeurs de ces centres commerciaux ont noté que les usagers, sortant du bus ou du métro, ont pour habitude de faire leurs courses chez eux, avant de prendre leur voiture déjà garée sur le parking. Il s'agit d'un partenariat gagnant gagnant. Le plus dur serait, bien sûr, de trouver un centre commercial qui désirerait accroitre ses bénéfices, à proximité de la Valentine. Ensuite, il suffirait de prolonger une ligne de tramway jusqu’à son parking.

 

Un bus spécial.

Il nous est rappelé l’existence d’un bus spécial le matin, utile aux élèves du Lycée Marcel Pagnol et du Lycée Jean Perrin. Celui ci passe aux environs de 7h devant le collège le Ruissatel et à l'arrêt du 12 sur la rue César Boy.  

 

Prochains Rendez vous

 

Lundi 7 Janvier 2019 - 18h30

réunion mensuelle

 

Lundi 4 février 2019 - 18h30

réunion mensuelle

 

Lundi 4 mars 2019 - 18h30

réunion mensuelle

Engagez vous au quotidien à nos cotés pour améliorer la qualité de vie du quartier :

sur le site "engages au quotidien" ou en venant aux réunions chaque premier lundi

PETITIONS en cours

Nous devons aider nos élus à comprendre ce que souhaite la population.

Daniele Pioli (présidente)

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